RIO DE JANEIRO, Brasil – Le diplomate Kyriakos Amiridis aurait été tué lundi par un policier brésilien, qui entretient une liaison avec son épouse. Ce dernier s’est livré à la police.

Un policier militaire brésilien a avoué être l’auteur de l’assassinat de l’ambassadeur de Grèce au Brésil, Kyriakos Amiridis, ont annoncé vendredi 30 décembre les autorités brésiliennes, confirmant une information donnée par la chaîne de télévision Globo TV.

La piste du « crime passionnel » est évoquée. Françoise de Souza Oliveira, l’épouse d’origine brésilienne âgée de 40 ans, a également été arrêtée et placée en garde à vue, a précisé le commissaire Evaristo Ponte, lors d’une conférence de presse. Elle entretient une liaison avec le policier de 29 ans. Les amants sont alors soupçonnés d’avoir planifié le meurtre.

Un troisième suspect, Eduardo Moreira de Melo, le cousin du policier, a également été arrêté. Il est soupçonné d’avoir fait le guet et aidé à transporter le corps de Kyriakos Amiridis. Mme Amaridis aurait promis de verser 80 000 reales (environ 24 000 dollars) à ce proche pour son assistance.

Son corps calciné découvert jeudi à Rio
Cette rocambolesque affaire a éclaté au grand jour quand l’épouse de l’ambassadeur a signalé la disparition de celui-ci, mercredi, alors que le couple passait quelques jours de vacances dans leur résidence de vacances de Nova Iguaçu, dans le quartier de Fluminense, au nord de Rio, avec leur fille de dix ans. Elle disait ne plus avoir de nouvelles de lui depuis lundi soir.

Le corps calciné du diplomate de 59 ans a été découvert jeudi soir dans une voiture stationnée sous un pont autoroutier de Rio. Selon les policiers cariocas, le diplomate se serait défendu avant d’être abattu d’une balle tirée par une arme recensée comme appartenant à l’armurerie de l’ambassade.

L’épouse avait été interrogée une première fois par la police. Convoquée à nouveau vendredi pour s’expliquer sur ses déclarations parfois contradictoires, l’épouse a rapidement vu les soupçons se concentrer sur elle et le policier militaire, « une personne de confiance » en charge des questions logistiques et de sécurité auprès de la famille. Durant ce nouvel interrogatoire Mme de Souza a « fondu en larmes et a fini par dire que le policier militaire était l’auteur du meurtre », a détaillé le commissaire Evaristo Ponte.

L’amant a pour sa part affirmé aux policiers s’être d’abord battu avec l’ambassadeur puis l’avoir étranglé dans un geste de légitime défense. Une version mise en doute par les policiers qui ont retrouvé un canapé tâché de sang dans la résidence.

Kyriakos Amiridis était devenu cette année ambassadeur de Grèce au Brésil. Il y avait déjà été en poste entre 2001 et 2004, comme consul général à Rio de Janeiro. Entre-temps, il avait notamment été ambassadeur de Grèce en Libye, de 2012 à 2016.

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Source/Le Monde
Photo/RTL
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