WASHINGTON DC – Rappelons que le 20 mars dernier 104 membres du Congrès américain (démocrates et républicains), dans une lettre adressée à Mike Pompeo, Secrétaire d’État exprimaient leur vive inquiétude sur la situation en Haïti, qui selon eux est l’objet de graves violations des droits de l’homme perpétrées par la Police Nationale d’Haïti (PNH), notamment lors des dernières manifestations de février 2019 et demande au Secrétaire d’État d’enquêter notamment sur « les violations des droits de l’homme » et « les exécutions extrajudiciaires » en Haïti.

« Pour protéger le peuple haïtien, les États-Unis doivent enquêter sur la corruption et les violations des droits de l’homme commises par le Gouvernement haïtien […] Nous ne pouvons pas laisser cette situation périlleuse s’aggraver davantage […] Nous vous demandons de collaborer avec vos partenaires en Haïti pour faire comprendre au Gouvernement haïtien qu’il est important d’inviter la Commission interaméricaine des droits de l’homme à visiter le pays et à enquêter sur les actes de violence politique » explique les élus américains.

Réagissant à cette correspondance l’Ambassade d’Haïti à Washington DC dans une note, rejette ces allégations de violations des droits de l’homme par le Congrès des États-Unis

« L’Ambassade de la République d’Haïti aux États-Unis prend acte des préoccupations exprimées par des membres du Congrès des États-Unis concernant le climat social, économique et politique de la République d’Haïti.

Il est évident que la jeune démocratie d’Haïti est confrontée à divers défis qui ne datent pas d’hier et qu’elle continue d’adresser avec l’aide de ses partenaires. Cependant, il serait inapproprié de parler de violations systématiques des droits de l’homme en Haïti. Au contraire, le pays a fait d’énormes progrès dans le domaine des droits civils et politiques, comme le montrent les récents rapports des organisations internationales. Aussi, les accusations formulées par des membres du Congrès des Etats-Unis dans leur correspondance au Département d’Etat, en date du 20 mars 2019, ne reflètent pas la réalité sur le terrain en Haïti.

L’État d’Haïti respecte et encourage les opinions divergentes de tous ses citoyens, en accord avec les lois nationales et internationales qui protègent la dignité de tous les haïtiens. En tant qu’État démocratique, la protection de tous les êtres humains est notre priorité principale.

Compte tenu de la longue histoire et des liens étroits qui unissent lnos deux pays, le Gouvernement d’Haïti réitère son souhait de travailler plus étroitement avec le Gouvernement des États-Unis en vue de répondre à toutes les préoccupations. »

Source/HaïtiLibre

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