PORT-AU-PRINCE – La Table de concertation de l’opposition et ses alliés ont annoncé l’annulation de la deuxième journée de grève prévue pour ce mardi 10 mars.

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Lors d’une conférence de presse, le représentant de la FOPARK Biron avait précisé que cette décision a été prise par la table de concertation, suite à une série d’information dont elle dispose, sur un éventuel plan macabre du gouvernement visant à perturber le deuxième jour.

Les leaders de l’opposition radicale n’ont pas obtenu les résultats escomptés dans le cadre de la grève générale contre les prix de l’essence. Le bilan était mitigé puisque la grève n’a produit qu’un ralentissement de activités économiques. Les établissements scolaires et le secteur du transport en commun dans la région métropolitaine de Port-au-Prince ont ressenti les conséquences de la grève.

Toutefois dans certaines régions de la capitale le fonctionnement des Tap Tap était normal. Les initiateurs de la grève ont estimé que leur mot d’ordre a été respecté à 75 % dans certains quartiers de la capitale. Ils ont annulé la deuxième journée de grève afin disent-ils d’éviter des complots préparés par le gouvernement de consensus. L’appel à la grève n’avait pas bénéficié de l’appui des principaux syndicats du transport en commun.

A Port-au-Prince des chauffeurs de Tap Tap interrogés par radio Métropole ont indiqué que la grève n’a aucun fondement syndical. Pour eux il s’agit de revendications politiques orchestrées par les leaders de l’opposition radicale. D’autres chauffeurs ont fait état de leur ras-le-bol face à la multiplication des mouvements de grève. Ces chauffeurs ont laissé entendre qu’ils ne peuvent supporter le choc économique d’une grève.

A la Société Nationale des Parc Industriels (Sonapi), la quasi-totalité des ouvriers dans le secteur du textile étaient à leur poste. 50 entreprises ont fonctionné normalement, a expliqué le directeur de la Sonapi, Bernard Chetiny. Seules deux entreprises n’ont pas fonctionné en raison d’un personnel insuffisant. Certains ouvriers de la sous traitance ont expliqué qu’ils ne peuvent se payer le luxe de perdre le salaire d’une journée de travail.

Source/LLM / radio Métropole Haïti

Photo/Archives

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