PORT-AU-PRINCE – Le Ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (MARNDR) annonce l’interdiction provisoire d’importer des fruits et légumes en provenance de la République Dominicaine, dans un communiqué de presse en date du 20 mars 2015.

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Cette mesure d’interdiction est prise en vue d’éviter que le peuple haïtien soit contaminé par la mouche méditerranéenne des fruits, qui a déjà envahi la région de Punta Cana en République Dominicaine, pays voisin d’Haïti.

En ce sens, le ministère informe « tout commerçant, tout importateur, tout producteur et toute la population en général de l’interdiction provisoire pour l’importation d’une série de fruits et légumes en provenance de la République dominicaine », lit-on dans le communiqué.

Au début du mois de juin 2013, une interdiction contre des produits avicoles en provenance de la République Dominicaine a été prise par le gouvernement haïtien à cause de l’existence de foyers d’infections respiratoires très aiguës dans le pays voisin.

Cette interdiction n’avait pas totalement empêché l’importation illicite des œufs dans plusieurs régions frontalières avec le pays voisin, notamment à Toman, une localité de Ganthier non loin de Fonds-Parisien (département de l’Ouest).

Des fruits comme le citron, l’orange, la pamplemousse, la mangue, la pomme, ainsi que des légumes comme la tomate, les piments, le concombre en provenance du territoire voisin sont, entre autres, interdits d’importation vers Haïti.

Un programme de contrôle de la mouche méditerranéenne des fruits est déjà mis en place en cas d’une éventuelle apparition de celle-ci dans le pays, fait savoir le ministère qui entend maintenir informée la population sur l’évolution de cette situation.

La mouche méditerranéenne des fruits, de son nom scientifique Ceratitis capitata (Wiedemann), est un insecte qui sort de la même famille que des mouches fruits qui existent déjà dans le pays.

N’ayant aucun impact sur les êtres humains, elle peut toutefois corrompre les fruits en y produisant des vers, qui sont susceptibles d’empêcher leurs ventes.

Elle est aussi capable de détruire les récoltes jusqu’à cent pour cent, ce qui pourrait contraindre les producteurs de dépenser beaucoup d’argent pour contrôler et traiter leurs productions avant leur vente.

Source/Alter Presse

Photos/Archives/El Nuevo Dia

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