PORT-AU-PRINCE – Plusieurs milliers d’ouvrières et d’ouvriers de la sous-traitance ont gagné, de nouveau, les rues de la capitale Port-au-Prince, ce lundi 10 juillet 2017, pour réclamer une augmentation de salaire à 800 gourdes (Ndlr : US $ 1.00 = 65.00 gourdes ; 1 euro = 78.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.60 aujourd’hui) au lieu des 335 gourdes proposées par le Conseil supérieur des salaires (Css).

Les ouvriers ont dénoncé cette proposition, moins de 72 heures après la publication du rapport du Css, le 7 juillet 2017, fixant ce nouveau salaire minimum.

Démarrée devant les locaux de la Société nationale des parcs industriels (Sonapi), la manifestation a parcouru la route de l’Aéroport, avant de se rendre devant le Ministère des affaires sociales et du travail (Mast) pour délivrer un message.

Les manifestantes et manifestants, dont certains étaient munis de pancartes, critiquent le nouveau salaire du Css, qui constitue, selon eux, une provocation et une gifle des patrons et de l’État.
sans condition, dans les prochains jours. Dans le cas contraire, la mobilisation va s’intensifier », menace Télémaque Pierre, porte-parole des organisations syndicales des usines textiles.

Ces organisations sont le Sendika ouvriye tektil ak abiman (Sota) et la Platfom sendikal izin tekstil- Batay ouvriye (Plasit-Bo).
Il appelle toutes les organisations progressistes conséquentes à participer dans cette lutte qui concerne toutes les couches sociales du pays.

La mobilisation sera maintenue jusqu’à ce que nous obtenions gain de cause, soutient le syndicaliste.

Il pointe du doigt plusieurs personnalités qui seraient opposées au relèvement du salaire minimum journalier en Haïti, notamment les patrons d’usine André Apaid, Alain Villard et Charles-Henry Baker, ancien candidat malheureux à la présidence à plusieurs reprises.
Nommé au Css par le gouvernement pour représenter les ouvriers, Pierre Joseph Polycarpe serait opposé à l’augmentation du salaire minimum, fustige, pour sa part, le coordonnateur général de la Coordination nationale des ouvriers haïtiens (Cnoha), Dominique St Eloi.

Un autre représentant ouvrier au sein du Css, Fritz Charles serait également membre du directoire du parti politique Respè, dirigé par Charles-Henry Baker.

Ces deux représentants seraient à la solde des patrons d’usines, fustige St Eloi.

Il encourage les ouvriers à rester mobilisés et soudés les uns aux autres pour mener le combat.

Les patrons savent très bien que les 335 gourdes fixées comme salaire journalier pour les ouvriers sont insuffisantes, rejette-t-il.

D’autres journées de manifestations sont attendues les mardi 11 et mercredi 12 juillet 2017, au cas où les revendications ouvrières ne seraient pas satisfaites.

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Source/AlterPresse
Photo/AlterPresse
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