OUANAMINTHE                 Depuis quelques semaines, un phénomène dénommé “vengeance porno” connaît une forte expansion à Ouanaminthe (commune du département du Nord-Est), selon les informations recueillies par AlterPresse.

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Des vidéos de jeunes filles en plein ébat sexuel sont distribuées un peu partout à travers la ville, au début de cette année 2015, par des ex-partenaires et des amis (ies).

Certains des enregistrements seraient faits dans des endroits un peu à couvert, au sein même d’institutions scolaires.

Ces sex-tape en groupe, hétéro, gay et bisexuelles sont mises en circulation par des amis qui n’apparaîtraient pas sur les enregistrements.

Après une rupture, pour se venger, des ex partagent les vidéos avec des amis qui les partagent aussi avec d’autres amis.

Plus d’une quinzaine de filles et garçons se trouvent dans cette situation.

La majorité des victimes sont des filles, dont des mineures. Elles sont, pour la plupart, des élèves fréquentant des institutions scolaires de Ouanaminthe.

Plusieurs d’entre elles seraient sur le point d’être exclues, après que les responsables de ces écoles ont été informés de la situation.

« Une de nos élèves est impliquée dans le scandale. Mais, nous n’avons pas encore décidé de son sort”, a précisé un responsable de l’une des écoles concernées.

Ces vidéos circulent surtout au moyen des dispositifs de partage de données à distance, particulièrement via WhatsApp.

De jeunes garçons, visiblement insatisfaits de la diffusion actuelle, manifestent leur intention de diffuser les images sur Facebook et Youtube, afin d’atteindre un public beaucoup plus large.

Le bureau départemental du Ministère à la condition féminine et aux droits des femmes (Mcfdf) ne serait pas au courant de cette situation, qui se développe à Ouanaminthe, fait savoir Rose Marla Séide, directrice départementale (Nord-Est) du Mcfdf, contactée par l’agence en ligne AlterPresse.

Mais, Rose Marla Séide déclare encourager les victimes à porter plainte auprès de responsables judiciaires.

La direction départementale du Mcfdf exhorte aussi les responsables des organisations de femmes à Ouanaminthe qui sont inactives dans ce dossier, à agir pour la sauvegarde de la dignité de ces filles.

Le sujet suscite des débats un peu partout à travers la ville de Ouanaminthe. Les victimes sont ridiculisées.

Contactées par AlterPresse, plusieurs organisations de défense des droits des femmes, évoluant à Ouanaminthe, avouent leur ignorance du sujet.

Aucune action n’est encore entreprise pour enrayer ce phénomène de partage de données privées à distance.

Source/Alter Presse

Photos/Archives

www.anmwe.com

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