GRANDE-RIVIÈRE DU NORD – Des actes de violence et des manifestions de rue ont été enregistrés à la Grande-Rivière du Nord suite à l’installation du vice-délégué, Johnson Eugène, le jeudi 20 avril 2017. Ainsi, la trêve observée depuis l’entrée en fonction du député de la plateforme Vérité, Jacques Julmice n’aura pas fait long feu.

Les activités scolaires sont au point mort. Les élèves du lycée national Jean Price Mars de la Grande-Rivière ont également gagné les rues. Supportés par les proches du parlementaire, les manifestants exigent la révocation du vice-délégué Eugène, qualifié de proche de l’ancien député Occinjacques Benjamen, qui pourrait, disent-ils, empêtrer le travail du député Jacques Julmice et de l’empêcher de tenir ses promesses faites pendant la période électorale.

“Se yon je fèmen, yon je louvri tout moun ap dòmi” a expliqué un riverain au journal Le National.

C’est une nouvelle étape, pour le moins alarmante, de la rivalité meurtrière entre Occinjacques Benjamin et Jacques Julmice, deux membres du barreau de l’ordre des avocats de la Grande- Rivière du Nord. Cette situation tendue a déjà son lot de morts des blessés et d’incendies.

Les lycéens ont forcé les autres écoles privées du centre-ville à fermer leurs portes, et ce jusqu’à ce que le chef de l’État, Jovenel Moïse revienne sur la nomination de Johnson Eugène comme vice-délégué.

Les maisons et les partisans des deux groupes rivaux ont essuyé des jets de pierres sous l’oeil impuissant de la police nationale d’Haïti (PNH) et des représentants du ministère de la Justice.

De son côté, le vice-délégué Johnson Eugène accuse le directeur du Lycée national Jean Price Mars, Me Gorestone Fils Aimé, parent du député Jacques Julmice qui, d’après lui, serait en train de manipuler les écoliers afin que le poste de vice-délégué soit attribué à son frère.

De l’avis des spécialistes en sécurité, la circonscription de Grande-Rivière du Nord/Bahon est classée zone rouge et restera un repère où des groupes rivaux et de clans continueront, pendant longtemps encore, à s’affronter si les autorités centrales n’interviennent pas. Ce qui aura des conséquences néfastes sur la qualité de la vie de la population et sur le développement tant espéré du secteur touristique de la commune.

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Source/Le National
Photo/Le National
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