PORT-AU-PRINCE – Lors de son discours du 1er janvier marquant le 217e anniversaire de l’indépendance d’Haïti, le Président Jovenel Moïse a fait un bref rappel historique de cette bataille vers l’indépendance ainsi que les nombreux efforts consentis par l’armée Indigène pour la conquête de notre liberté de peuple. Il souligné avec force et conviction l’importance de l’unité qui a permis de remporter la bataille de Vertières contre l’armée française.

Il a parlé de la nécessité pour les différents acteurs politiques de mettre de côté leurs divisions et leurs désaccords et s’ouvrir au dialogue. Il a rappelé que « cela fait longtemps que nous nous battons entre nous » et cela ne nous a jamais apporté quelque chose de positif. Au contraire, « nos divisions ont contribué à détruire le pays », estimant « Si nous souffrons aujourd’hui, c’est parce que nous, les haïtiens, sommes responsables de la cause de nos propres malheurs »

Moïse a consacré l’année 2021 comme l’année au cours de laquelle il doit réaliser l’ensemble des promesses qu’il avait faite à la population durant sa campagne électorale « L’année 2021 est une année importante pour l’avenir d’Haïti, c’est l’année de la Constitution, des élections et de l’électricité » Pour y parvenir, il estime qu’une lutte acharnée contre l’insécurité est nécessaire.

« Nous sommes tous d’accord qu’il y a un problème au sein du Gouvernement. Il n’y a pas d’équilibre entre les trois pouvoirs de l’État […] Les oligarques corrompus utilisent les institutions pour empêcher l’État de servir le peuple » a dénoncé le Chef de l’État.

Par ailleurs, Moïse a critiqué la Constitution actuelle qui exclut plus de 3 millions d’haïtiens vivant à l’extérieur du pays précisant « La réforme de la Constitution n’est pas un projet privé, mais celui de toute la société […] Il s’agit de la gouvernance, du bien-être du pays et de l’inclusion de la diaspora dans les affaires politiques de son pays […] cette nouvelle Constitution doit préserver tous les acquis démocratiques que la Constitution de 1987 nous a donnés. Elle doit créer plus d’harmonie entre les trois pouvoirs de l’État […] elle doit être simple, claire et facilement applicable. Elle doit être moderne et correspondre à notre culture de peuple et satisfaire les aspirations de la majorité de la population. Ce n’est qu’à ces conditions qu’elle trouvera sa légitimité aux yeux du peuple […] » assurant qu’il n’est pas candidat et ne le sera pas après le changement Constitutionnel, il a rappelé que cette nouvelle loi mère sera soumise à un référendum populaire.

Source/Haïti Libre
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