PORT-AU-PRINCE – Le président Jovenel Moïse, alors qu’il était de passage dans la localité Sainte-Philomène (Cap-Haïtien) pour relancer une centrale électrique, n’a pas manqué de tacler les acteurs, sans les nommer, qui ne cessent d’exiger son départ du pouvoir. Le chef de l’État a tenu à souligner que le maitre du pouvoir est le peuple, du moins, le public qui l’acclamait au moment d’adresser son message de circonstance, tout en rappelant que son mandat prendra fin le 7 février 2022. « Ce président ne vas pas tomber facilement », a lancé Jovenel Moïse.

M. Moïse rappelle que depuis son arrivée au pouvoir, il mène sa lutte en faveur ce qu’il appelle « les oubliés de la république (les enfants du peuple) ». « Je ne cherche à me battre contre personne. Je combats la misère, le sous-développement et l’insécurité… », avance le chef de l’État toujours prêt à montrer les griffes à ses détracteurs.

Le président de la République croit qu’il est temps de sortir Haïti de sa situation de désespoir. C’est cette Haïti qu’il dit vouloir construire. « Une Haïti sans haine, division, querelles ; celle où tout le monde peut vivre ensemble, et non celle où les gens ne font que dénigrer leurs semblables, assassiner leur caractère… ». « La politique n’est pas faite pour détruire, exercer la violence et kidnapper les gens. La politique doit être faite pour servir ; être utile au peuple. On s’accapare le pouvoir pour servir… », souligne le premier mandataire de la nation.

« Je sais que, jusqu’à mon départ, la situation ne sera pas facile pour moi. Mais à ceux qui choisissent de détruire (d’incendier) le pays à ceux qui décident, à chaque fois qu’ils veulent faire partir un président, d’instaurer l’insécurité dans le pays, fabriquer la vie chère, ne l’oubliez pas : ce président vous dit d’arrêter, de changer de métier. Il faut trouver un autre métier. Ce président ne va pas tomber facilement. Ce n’est pas facile. Ce n’est pas facile, messieurs… », soutient Jovenel Moise.

Au moment d’inviter la population de Sainte-Philomène à s’organiser pour surveiller la centrale électrique où il a installé de nouveaux équipements, Jovenel Moïse a glissé : « Ce qu’ils savent faire le mieux, c’est briser, incendier, kidnapper, assassiner. Il y a une seule chose qu’ils ne peuvent faire : construire. Aujourd’hui, il faut apprendre à construire. Nous aurons cette Haïti que nous rêvons lorsque nous apprendrons à construire », martèle celui qui, plus tard, dans ses propos, va lancer un appel au dialogue aux acteurs en face de lui.

C’est une ville insalubre qui a accueilli le chef de l’État et son premier ministre Claude Joseph. Quasiment toutes les rues du Cap-Haïtien sont jonchées de détritus, en dépit du fait qu’il y a certains travaux de curage et de nettoyage en cours dans cette cité.

Source/Le Nouvelliste
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