PORT-AU-PRINCE – Le parti politique Fusion des sociaux-démocrates haïtiens (Fusion) condamne le comportement de l’ancien chef de l’État Michel Martelly (« Sweet Micky »), qui a tenu des « propos irrévérencieux » à l’endroit de certains confrères de la presse, à l’occasion du carnaval national aux Cayes, déroulé les 26, 27 et 28 février 2017.

« Ces trois jours gras sont plus que révélateurs, nous avons de loin suivi celles et ceux qui n’ont rien trouvé à faire que de rire aux éclats en écoutant un ex-président traîner dans le caniveau des journalistes », regrette-t-elle.

Considérée comme une icône dans la presse nationale en Haïti, la journaliste Liliane Pierre-Paul également directrice de programmation de la station privée Radio Kiskeya, a été attaquée dans la méringue carnavalesque de Martelly, jouée durant le défilé carnavalesque aux Cayes.

Cette chanson attaque aussi le journaliste vedette Jean Monard Metellus de la radio privée Caraïbes FM.

Elle souligne que les propos vulgaires de Martelly tenus à l’égard de deux journalistes bénéficiant d’une large audience dans l’opinion ont soulevé l’indignation et même le dégoût chez plus d’un dans notre société.

La Fusion estime que ces propos « malodorants » doivent nous interpeller tous, car ils sont symptomatiques, dit-elle, d’un problème plus grave et plus profond qui ronge notre société.

Elle déplore le fait que Martelly n’a appris aucune leçon de ses cinq années passées au pouvoir.

Elle rappelle que « ses propos déplacés indignes de tout homme qui se respecte à l’endroit d’une femme qui avait osé questionner ses déclarations et ses actions avaient occasionné le départ des ministres et secrétaires d’état d’un gouvernement ».

« Comment toute une nation a pu accepter que son destin soit confié à un tel homme ? Comment l’immense majorité des adultes en âge de voter ont pu par leur indifférence laisser le mouvement conduit par ce même énergumène contrôler toutes les avenues du pouvoir ? », s’interroge la Fusion.

La jeunesse haïtienne est gravement menacée par « cette déchéance morale », la perte de ses repères et de ses valeurs, prévient-elle. « Il faut se rendre à l’évidence, notre pays est malade ».

Toutefois, la Fusion reste convaincue qu’il nous faut d’urgence mettre autour d’une table toutes les citoyennes et tous les citoyens préoccupés par cette situation, en vue de débattre sur le devenir de notre patrie commune, lit-on dans le communiqué.
Le problème n’est pas que politique, économique ou constitutionnel, il est aussi moral, selon le parti, qui prône une réflexion globale sur tous les maux qui minent la société ainsi que sur les solutions les plus appropriées.

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Source/AlterPresse
Photo/Archives
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Lilianne-Jean-Mona