PORT-AU-PRINCE – Le premier ministre de facto, Ariel Henry, a rencontré, le lundi 5 septembre 2022, les commissaires du gouvernement près les tribunaux civils et leurs substituts des 18 juridictions en Haïti, autour des mesures à prendre, dans les limites de la loi, pour freiner certaines dérives constatées dans le système judiciaire, particulièrement celles liées au commerce de carburant sur le marché parallèle, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

Le chef du gouvernement de facto a insisté sur l’impératif et l’urgence de combattre le commerce illégal des produits pétroliers.

Ariel Henry a aussi pointé du doigt « ceux qui font du marché parallèle avec ce produit stratégique, enfreignant ainsi les dispositions du décret du 20 décembre 1946 portant sur le marché noir et la spéculation illicite »

Préalablement, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj) a demandé aux juges de paix des tribunaux de la république de prendre toutes les dispositions, pour freiner la spéculation illicite des produits pétroliers, conformément à l’article 1er de la loi du 20 décembre 1946.

Selon cet article, « est considéré comme spéculation illicite tout fait d’acquisition, de vente, cession, échanges de marchandises au-dessus du prix fixé par les instances concernées ainsi que tout stockage clandestin ou refus de vente en dehors des formes prescrites par les dispositions légales », précise le Cspj, dans une circulaire rendue publique le mercredi 31 août 2022.

Dans une autre circulaire, adressée, la semaine dernière, à tous les parquets près les tribunaux civils de la république, le Ministère de la justice et de la sécurité publique (Mjsp) a instruit les chefs de parquets de prendre toutes les dispositions légales, pour mettre fin à la vente illicite des produits pétroliers dans leurs juridictions respectives.

Le gallon de gazoline, affiché à 250.00 gourdes à la pompe (Ndlr : US $ 1.00 = 121.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 2.40 gourdes aujourd’hui), est passé, sur le marché parallèle, à 1,500.00 voire 2,000.00 gourdes.

Par ailleurs, Ariel Henry a aussi mis en garde contre toutes les libérations suspectes de criminels notoires, lors de cette rencontre avec les commissaires de gouvernement près les tribunaux civils, qui s’est déroulée, entre autres, autour du combat contre la corruption qui gangrène le système judiciaire en Haïti.

Depuis plusieurs mois, les agentes et agents économiques font face à une rareté persistante, inexpliquée, des produits pétroliers en Haiti.

Source/AlterPresse
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