PORT-AU-PRINCE – John Kelly, Secrétaire à la Sécurité intérieure (DHS) s’est montré contre l’établissement d’une armée en Haïti, une armée que le Président Moïse souhaite relancer après le départ des soldats de l’ONU.

« Ce dont ils ont besoin, c’est la police nationale, probablement une sous-unité au sein des gardes-frontières de la police nationale […] Une armée c’est beaucoup d’argent pour un pays comme Haïti […] Une armée qui n’a pas toujours une mission est un ‘Atelier du diable’ avec beaucoup de temps dans ses mains […] Je pense que l’argent disponible devrait être concentrer sur la police nationale. Pour la rendre mieux, plus professionnel, » John Kelly a fait ces déclarations lors du entrevue avec le journal de Floride le Miami Herald, suite à sa visite en Haïti mercredi et sa rencontre avec le Présidnet Jovenel Moïse le même jour.

La position de Jovenel Moïse à propos de la création d’une armée est que « Les Forces Armées d’Haïti c’est une prérogative constitutionnelle […] Un pays n’est pas maître de lui-même s’il n’a pas une Force Armée […] la force d’un pays est basée sur un système de défense qui est fort, une armée moderne qui est fondé sur l’objectif d’assurer la protection du pays » et par la suite sur la Voix de l’Amérique il avait déclaré « […] L’armée d’Haïti figure jusqu’à présent dans la Constitution. Il ne faut pas avoir peur de le dire. Haïti a son essence dans l’armée […] »

Également en janvier 2017, l’ancien Ambassadeur Américain accrédité en Haïti et coordonnateur spécial d’Haïti au Département d’État Kenneth Merten qui s’exprimait sur les ondes de la Voix de l’Amérique avait déjà indiqué que cette volonté de doter Haïti d’une armée n’aura pas le soutien, notamment financier de l’oncle Sam, tout en reconnaissant que la création d’une armée demeure une affaire strictement haïtienne il avait tenu à préciser « Nous avons toujours supporté une police civile pour assurer la sécurité d’Haïti. Nous avons dépensé beaucoup d’argent pour avoir une police professionnelle […]

C’est difficile d’imaginer que les États-Unis soient prêts à donner une contribution financière à une force armée. Les contribuables, le Département d’État et la Maison-Blanche ne le verraient pas d’un bon œil. »

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Source/HaïtiLibre
Photo/Miami Herald
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