PORT-AU-PRINCE – Grâce à la bonne campagne d’hiver, notamment dans le sud les spécialistes font état d’une perspective encourageante pour la sécurité alimentaire. Selon le réseau Famine Early Warning System dans les régions méridionales d’Haïti les précipitations supérieures à la moyenne ont favorisé les semis d’hiver et ont permis des récoltes de haricot, de banane, de pois Congo, de racines et de tubercules.

De plus des activités de Cash et de Food for Work, initiées par Oxfam et le ministère de l’Agriculture dans la plaine des Cayes ont augmenté les revenus des ménages pauvres, améliorant ainsi leur diète alimentaire. Près de 2000 familles en ont bénéficié, dont environ 50% à Tiburon.

La Grand-Anse et la Côte Sud qui devaient se trouver en Crise entre février et mai 2018 seront désormais en stress ou en minimale (Phase 1 et 2 de l’IPC).

Toutefois la situation est plus difficile dans les départements du Nord et Nord Est.

Dans le Nord-Est, l’impact d’Irma et des averses continuent d’entraver les activités agricoles, notamment dans les plaines. Les agriculteurs n’ont pas pu mettre en place les plantations d’hiver ; il n’y a pas eu de récoltes, à l’exception des montagnes : Sainte Suzanne, Mont Organisé, Carice, Vallière.

Dans le Nord, le prix du haricot est élevé là où les plantations de novembre n’ont pas encore été récoltées. Le prix du riz importé demeure stable et celui du maïs local augmente faiblement (moins de 3%).

Le prix du maïs importé, deux fois supérieur à celui du maïs local, maintient sa stabilité, malgré la dépréciation récente de la gourde.

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Source/Radio Métropole Haïti
Photo/Archives
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