PORT-AU-PRINCE – La commission éthique et anti-corruption au sénat, recommande de mettre l’action publique en mouvement contre Martine Moise, épouse du président Jovenel Moise ainsi que contre de hauts fonctionnaires de l’État, dans un rapport d’enquête, relatif au dossier de la compagnie allemande Dermalog, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Le rapport, déposé officiellement, au bureau du sénat, le vendredi 24 mai 2019, demande également la suspension du contrat avec Dermalog et la cessation de la production de cartes électorales, lancées, depuis quelques temps, par l’Office national d’identification (Oni).

Martine Joseph Moïse avait nié l’accusation, selon laquelle elle faisait partie de la délégation qui aurait signé, lors d’une visite effectuée en France, un contrat avec la l’entreprise allemande de développement de produits et de systèmes biométriques, appelée Dermalog.

Ce contrat a été signé entre l’État haïtien et la compagnie allemande Dermalog, à laquelle a été confiée, de manière irrégulière, la mission de fabrication de cartes d’identification nationale en Haïti.

La commission éthique et anti-corruption du sénat a conduit une enquête approfondie, qui a confirmé les soupçons d’irrégularités, relevées dans le dossier Dermalog.

Le décaissement, à partir du trésor public, en Haïti, de plusieurs millions de dollars américains (Ndlr : US $ 1.00 = 92.00 gourdes ; 1 euro = 110.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 2.00 gourdes aujourd’hui), aurait été effectué, sans l’approbation de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Csc-ca) et sans appel d’offres, a révélé la commission éthique et anti-corruption au sénat.

Source/AlterPresse
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