NORTH MIAMI – La ville de North Miami, dans l’État de la Floride, aux États-Unis, a accueilli le dimanche 29 janvier son premier « Mardi Gras ». Ils étaient des milliers à danser au son de la musique de Dj Griot, du chanteur jamaïcain Shaggy et des groupes haïtiens Gabel, T-Vice et Sweet Micky, en dépit du climat peu clément. Ticket, grâce au support de la Natcom, son sponsor officiel pour l’occasion, était sur place pour couvrir l’événement.

North Miami, dimanche 29 janvier, 3 h 30 p.m. L’incertitude plane sur la tenue du carnaval, ce fameux « Mardi Gras » annoncé depuis plusieurs semaines et pour lequel des pourparlers étaient en cours depuis 2013. C’est que le climat ne s’y prête pas trop. La température frôle les 50 degrés Fahrenheit et la pluie qui s’est abattue sur la ville la veille ne laisse rien présager de bon. Les préparatifs ont pris du retard et l’engouement des participants s’est retrouvé refroidi. Mais bien sûr, il faudrait bien plus que ça pour annuler cet événement pour lequel les organisateurs se sont battus si longtemps.

Le festival qui devait avoir lieu entre 2 h et 11 p.m. commence bien plus tard que prévu. Timidement, les participants, Haïtiens en grande partie, investissent la 738, NE de la 125e rue. Six pâtés de maison ont été affectés à l’activité. Bandes à pieds, troupes costumées, différents stands de nourriture, c’est tout cela qui accueille le public qui a enfilé chandail épais pour affronter le béton. Un peu à l’entrée du parcours, un podium est dressé. Des artistes s’y activeront tout au long de la nuit. C’est d’ailleurs là que Dj Griot, grosse vedette des événements de Miami, et la star jamaïcaine Shaggy vont se produire.

Mais, à côté de ceux qui ont choisi de rester plantés au même endroit, il y a cette autre partie qui préfère jouir du carnaval à l’haïtienne. Ce public qui marche à la rencontre des différents chars, les accompagne et repart à l’approche du prochain groupe. Après les « rara », vient le tour des chars musicaux de défiler. Gabel ouvre le défilé. On ne l’a jamais connu comme « dJaz kanaval », mais la bande à Katalog et Flav, à coup d’interprétations, de slogans et d’arrangements personnels, arrive à boucler son parcours, faisant bouger au passage l’assistance assoiffée de décibels et désireuse de se réchauffer.

Bien sûr, l’affluence et l’engouement suscités par T-Vice, l’auto proclamé « Mèt Beton » sont bien plus élévés. À coup de « Rigwaz », il regroupe puis fait avancer la foule qui s’était amassée au fil des heures sur la 125e rue. Par moments, la bande à Roberto Martino fait aussi voler son fameux « Hélicoptère » qui des années auparavant l’avait propulsée au rang des ténors du carnaval. La méringue carnavalesque de 2017 du groupe n’est pas encore sortie, mais avec ses anciens succès agrémentés de slogans et autres piques sur ses opposants de Djakout #1, comme Shabba qui justement se trouvait sur le char de Sweet Micky, T-Vice, fort de sa popularité, boucle son parcours.

C’est à Sweet Micky qu’il revient de boucler le défilé. Une tâche qu’il prenait plaisir à accomplir au terroir avant le mandat présidentiel de Michel Joseph Martelly. Juché sur le char, ce dernier a d’ailleurs fait du défilé une célébration de la victoire du candidat à la présidence de son parti, Jovenel Moïse. À cela, il a ajouté le refrain de sa méringue carnvalesque 2016 et bien d’autres choses encore pour porter l’assistance à le suivre.

Malgré les caprices de mère nature, le vœu du maire Smith Joseph, du vice-maire Alix Desulmé et du conseiller Philippe Bien-Aimé, qui avaient donné leur vote en vue de la réalisation du carnaval, s’est concrétisé. Les efforts des réalisateurs ont été récompensés. Ils étaient plusieurs milliers de personnes à braver le froid et la pluie pour prendre part à ce premier « Mardi Gras ». Ils ont aussi dansé, ne serait-ce que pour se réchauffer le sang.

CLIQUEZ ICI POUR EN SAVOIR PLUS

Daphney Valsaint Malandre

Source/Ticket Magazine/Radio Television Caraibes
Photo/Ticket Magazine
www.anmwe.com

Sweet-Micky-Carnival