WASHIGTON, DC – Les mouvements de protestation qui se multiplient à Port-au-Prince et dans d’autres villes du pays sont supportés par des acteurs économiques, déclare un responsable de l’administration américaine pour l’Amérique latine et les Caraïbes.

Depuis plus d’une semaine, des manifestations violentes avec des scènes de pillage sont enregistrées un peu partout dans le pays. Pour Juan Gonzalez, directeur principal du Conseil de sécurité nationale pour l’hémisphère occidental et assistant spécial du président Joe Biden, ces mouvements de rue sont financés par des acteurs économiques qui risquent de perdre de l’argent.

« Ce sont des gens qui souvent ne vivent même pas en Haïti, qui ont des manoirs dans différentes parties du monde et qui paient pour que les gens descendent dans la rue », a déclaré Gonzalez au journal Miami Herald.

Dans une intervention sur France 24 ce weekend, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, avait tenu des propos quasi-similaires. Pour lui, les mouvements de rue sont l’œuvre de bandits armés qui seraient infiltrés par des mains économiques.

Le Premier ministre Ariel Henry a nié, dimanche, dans une adresse à la nation, que les tenants des mouvements de protestation portent les vraies revendications populaires. Il a abondé dans le même sens que le diplomate de l’ONU, pointant du doigt des hommes armés dans ce qui se passe dans les rues de la capitale et dans les villes de province.

« Il n’y a vraiment pas de solution facile en Haïti. Je pense aussi que laisser aux Haïtiens le soin de résoudre leurs problèmes, je pense, ignore la situation vraiment, vraiment préoccupante et qui se détériore à l’intérieur du pays », a dit M. Gonzalez lundi dans des échanges avec Keith Mines, directeur de l’Institut pour le programme Amérique Latine.

Source/Haïti 24
Photo/Archives
www.anmwe.com