NEW YORK, NY – L’Américaine Serena Williams a perdu une partie après avoir été pénalisée pour avoir traité l’arbitre de voleur, ouvrant la porte à la Japonaise Naomi Osaka, qui a remporté la finale des Internationaux de tennis des États-Unis en deux manches de 6-2, 6-4, samedi.

Il s’agissait d’un premier titre majeur en carrière pour Osaka, mais il est survenu dans le tumulte, après plusieurs interruptions de jeu et des huées de la part des partisans réunis au Stade Arthur-Ashe.

Le plus gros problème de Williams dans ce duel est qu’elle a été dominée par une plus jeune version d’elle-même. Osaka, âgée de 20 ans, est devenue la première joueuse originaire du Japon à remporter un titre majeur en simple, battant au passage son idole de jeunesse.

«C’était difficile parce qu’elle voulait vraiment gagner son 24e titre en Grand Chelem. Tout le monde le savait. C’était dans des publicités, partout, a mentionné Osaka. Mais que je saute sur le terrain, je suis une personne différente. Je ne suis plus une partisane de Serena, je suis une joueuse de tennis qui affronte une autre joueuse. Quand je l’ai enlacée au filet, je me sentais comme une enfant à nouveau.»

Pendant la cérémonie de remise du trophée, des milliers de partisans ont fait savoir leur mécontentement, menant Osaka et Williams aux larmes.
Williams a souhaité calmer le jeu en enlaçant Osaka et elle a sommé la foule d’être positive et de féliciter la Japonaise. L’Américaine tentait d’égaler un record en signant un 24e titre du Grand Chelem.

Il s’agissait de la troisième mésentente majeure de Williams avec un officiel à Flushing Meadows. Elle avait menacé une juge de lignes en 2009, lors d’une demi-finale contre Kim Clijsters, et elle en était venue à une autre dispute contre Sam Stosur, lors de la finale de 2011.

Malgré le jeu de qualité de la gagnante, on se souviendra de la finale de 2018 pour la façon dont Williams a exprimé son désaccord envers l’arbitre Carlos Ramos. L’Américaine a demandé des excuses de la part de Ramos après avoir été pénalisée en deuxième manche pour avoir reçu l’aide de son entraîneur, ce qui n’est pas permis en tournoi du Grand Chelem.

Williams s’est tout de suite opposée à cette décision, mentionnant que jamais elle n’oserait tricher. Au terme de la rencontre, l’entraîneur de Williams, Patrick Mouratoglou, a avoué qu’il avait fait des signes à sa joueuse, mais qu’il ne croyait pas qu’elle l’avait vu. Mouratoglou a ajouté qu’il pensait que tous les joueurs recevaient l’aide de leur entraîneur pendant les matchs.

Pendant un bref moment, Williams semblait être en mesure de revenir dans le match, brisant Osaka pour prendre les devants 3-1 au deuxième set. Elle a toutefois été brisée dès le jeu suivant, cassant sa raquette en la lançant sur le terrain.

Ramos a décidé de pénaliser Williams pour une deuxième fois, ce qui lui a coûté un point. Lorsqu’elle a réalisé qu’elle allait commencer la partie avec un retard de 15-0, elle a dit à l’arbitre qu’il aurait dû se rétracter pour sa première pénalité.

«Je n’ai jamais triché de ma vie, a-t-elle crié. Tu me dois des excuses.»

Williams a poursuivi son argumentation avec Ramos, lui disant qu’il lui avait volé un point et qu’il était un voleur. L’arbitre a répondu en la pénalisant une troisième fois, ce qui a donné une partie à Osaka, qui a pris les devants 5-3.

Ramos a demandé aux deux joueuses de s’approcher pour expliquer sa décision et Williams a ri de façon dérisoire, ajoutant qu’elle voulait parler avec l’arbitre en chef du tournoi, Brian Earley.

«J’ai perdu une partie parce que j’ai dit que ce n’était pas équitable. Plusieurs hommes disent des choses pires que ça et il ne se passe rien», a pesté Williams.

Quelques minutes plus tard, Osaka était sacrée championne.

Il s’agissait de la deuxième défaite consécutive de Williams en finale d’un tournoi majeur. À Wimbledon, en juillet, elle s’était inclinée contre Angelique Kerber.

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Source/La Presse
Photo/The National
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