PORT-AU-PRINCE – La production du riz dans la vallée de l’Artibonite a connu une augmentation significative au cours de l’année dernière. Selon le ministre de l’Agriculture, Carmel André Béliard, l’augmentation est de 30% pour les deux campagnes. Avec la création des coopératives agricoles dans cette partie du pays, l’accompagnement de l’État central et une augmentation des surfaces cultivables, le ministre croit que la production doit continuer à augmenter pour les prochaines années.

Une fois de plus, la production rizicole dans la vallée de l’Artibonite dépasse les 100 tonnes au cours de l’année 2017. En plus des actions entreprises dans le cadre de la Caravane du changement lancée le 1er mai 2017, plusieurs autres activités sont réalisées notamment par le bais du Programme de la gestion de l’eau dans le Bassin de l’Artibonite (PROGEBA).

Ces initiatives ont en leurs effets. Des espaces remplis d’herbes sauvages ont été réhabilités et aptes à produire. Des dizaines de kilomètres de canaux et de drains sont curés et nettoyés. Plusieurs dizaines d’hectares additionnels sont donc en état de produire.

Pour le moment, l’emphase est mise sur la vallée de l’Artibonite. Les actions entreprises, promet le ministre de l’Agriculture, seront à tous les niveaux de la chaîne de production. L’irrigation, les semences de qualité, les pesticides, le renforcement des associations d’irrigants et d’agriculteurs, l’augmentation des machines agricoles sont parmi les activités déjà entreprises. Moins d’une année après le lancement des travaux dans cette partie du pays, le ministre croit que les résultats sont plus que prometteurs.

Mais, affirme-t-il, c’est sur le long terme qu’on va obtenir les résultats escomptés. L’objectif est d’augmenter considérablement la production. Pour y arriver, Damien compte agir à la fois sur les infrastructures physiques, sur la qualité des intrants et sur le rendement à l’hectare jugé trop faible par les spécialistes. Aussi compte-t-il continuer à augmenter les surfaces cultivables dans la vallée.

À ce niveau, le projet du ministère est déjà défini. D’ici les quatre prochaines années, l’on compte passer à plus de 50 000 hectares emblavés en riz dans les huit communes du bas-Artibonite. Les autorités gouvernementales en profiteront pour réévaluer la mission de l’Organisme de développement de la vallée de l’Artibonite (ODVA). Cette structure a un rôle important à jouer dans le développement dans la filière. Prise dans l’engrenage de certains grands barons politiques, cette institution n’arrive toujours pas à remplir efficacement sa mission.

Carmel André Béliard promet, au cours des prochains mois, d’augmenter le nombre de cadres qualifiés dans le secteur. La réfection de l’École moyenne agricole de la vallée de l’Artibonite (EMAVA) dont la réouverture est prévue sous peu constitue, fait-il savoir, une étape obligée. Ce faisant, croit-il, les agriculteurs évolueront dans de meilleures conditions. Ce qui n’aura que des incidences positives sur le secteur.

Par ailleurs, la quantité de riz consommée en Haïti avoisine annuellement les 500 000 tonnes métriques. Malgré cette augmentation, la production locale couvre moins d’un quart de la demande. Continuer à augmenter la production est une bonne chose. Mais il faut œuvrer également à réduire les pertes post-récolte. Pour cela, il faut commencer par le lancement d’une vaste campagne de dératisation et améliorer les techniques de stockage dans la vallée de l’Artibonite.

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Source/Le Nouvelliste
Photo/Archives
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