PLAINE DU NORD – Au cours de la tournée annuelle de l’Association haïtienne des étudiants en communication sociale (AHECS) du 2 au 6 avril, réalisée cette année dans le grand Nord, les étudiants en ont profité pour rencontrer l’ex-sénateur Moïse Jean-Charles, adversaire farouche du président haïtien Michel J. Martelly. L’ex-sénateur de la République en a profité pour expliquer que la plateforme Pitit Dessalines participera aux élections à tous les niveaux, mais n’a pas encore choisi son candidat à la présidence.

L’ancien sénateur de la République, Moïse Jean-Charles, a reçu samedi dernier une vingtaine d’étudiants de la Faculté des sciences humaines (FASCH) à la Plaine du Nord. Cette initiative, prise par les dirigeants de l’AHECS, avait pour objectif de permettre aux jeunes étudiants en psychologie, en communication sociale, en service social et en sociologie de ladite faculté de mieux connaître les potentialités de la région en rencontrant des autorités politiques du grand Nord, dont l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles et le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé du Nord-Est.

Au cours de cette rencontre de plus d’une heure, le sénateur Moïse Jean-Charles était surtout émerveillé par la vision et la curiosité de ces jeunes universitaires qui accordent une importance particulière aux prochaines joutes électorales devant se tenir dans les prochains mois en Haïti. Une occasion pour ces jeunes de questionner la nature de la plateforme Pitit Dessalines dont Moïse Jean-Charles est l’un des membres fondateurs. Tout de go, l’ancien sénateur de la République a voulu clarifier que la plateforme dont il est l’un des initiateurs n’a pas encore choisi qui va la représenter au poste de président de la République lors des prochaines élections, « Cependant, la plateforme va présenter des candidats à tous les niveaux en vue de donner un nouveau souffle à la politique haïtienne, a-t-il dit.

Je suis à la disposition de la plateforme tout comme il y a beaucoup d’autres personnes compétentes à l’intérieur de cette structure qui peuvent nous représenter. » Concernant Pitit Dessalines, Moïse Jean-Charles a fait savoir que la plateforme est ouverte à tous les Haïtiens conséquents, centristes ou de gauche, qui veulent apporter leur pierre à la reconstruction de la nouvelle Haïti. « La plateforme Pitit Dessalines est de gauche, mais nous accueillons également dans nos rangs des gens qui ne sont pas de gauche, mais qui partagent l’idéal dessalinien.

La plateforme Pitit Dessalines, qui n’est pas une plateforme électoraliste, compte sur une alliance entre la classe moyenne, la classe politique et les universitaires du pays pour atteindre ses objectifs. » Questionné sur le slogan « Dessalines pral kay Pétion » qu’il aimait tant utiliser lors des manifestations pour montrer le clivage entre la classe possédante et la masse, Moïse Jean-Charles a souligné que la plateforme Pitit Desalin n’a aucun problème avec les riches du pays. Toutefois, il estime qu’il est important de construire une nouvelle classe économique qui croit plutôt dans la production qu’à l’importation en vue de créer plus de richesses pour les plus pauvres du pays.

Pour arriver à atteindre cet objectif, une alliance entre les universitaires du pays, la classe moyenne et la classe politique du pays s’avère nécessaire, selon l’ex-sénateur du Nord. « C’est dans le cadre de cette vision que la plateforme Pitit Dessalines accueille dans ses rangs le journaliste senior Daly Valet. Par cette alliance, nous voulons apporter un vent nouveau à la politique du pays en vue d’offrir à tous les fils d’Haïti une raison d’espérer », a-t-il argué. Suite à la rencontre avec l’ancien sénateur du Nord, ces étudiants de la Faculté des sciences humaines de l’Université d’État d’Haïti se sont dits surpris par son discours.

« J’étais vraiment impressionné par la cohérence du discours de Moïse Jean-Charles, a dit Cawn Mala Osné, étudiant en 4e année en communication sociale. Outre sa popularité dans le grand Nord, il s’affirme comme un vrai leader et, lors de cette rencontre, il a montré qu’il pouvait tenir un discours. » Si l’idée de l’alliance entre la classe moyenne et les universitaires en vue de créer une nouvelle élite économique lui semble intéressante, cet étudiant croit que la plateforme Pitit Dessalines doit prouver cette vision à travers des actions concrètes.

« Les dirigeants de Pitit Dessalines doivent nous prouver qu’ils ne véhiculent pas un discours conjoncturel surtout à l’approche des prochaines élections », a-t-il poursuivi. Cette tournée de l’AHECS dans le grand Nord avait permis aux étudiants de la FASCH de mieux connaître les potentialités touristiques de cette région. Ils en ont profité pour visiter la Citadelle Laferrière, Fort-Dauphin, la plage de Labadee, les activités de pêches à Caracol, etc.

Source/Le Nouvelliste

Photo/Archives

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